walk the line

 

Un de mes films préférés est Walk the line de James Mangold (2005), la vie du chanteur et musicien Johnny Cash. On y voit l'impact d'un amour paternel non satisfaisant.
Ray Cash, le père de Johnny, avait en tête une image formatée de la personnalité qu'auraient dû avoir ses fils. Et Johnny n'était pas "LE" fils que son père aurait voulu.
Le grand-frère de Johnny est mort à 14 ans. Ray Cash aurait préféré que ce soit Johnny à sa place.


(Lire l'article Nos enfants comme des miroirs sur ce thème)

 

 

be creative

 

Tel Johnny Cash, certains d'entre nous portent une souffrance particulièrement forte, toute ou partie de leur vie.
Et ils ne sont que quelques uns à avoir l'énergie et le talent pour faire de la sublimation de cette souffrance leur métier.
Plusieurs de ces artistes disent même qu'ils craignent de ne plus souffrir car ils n'auraient plus de source d'inspiration.

 

soleil a travers feuilles 168x300

 

Ce qui est à la fois difficile et primordial, c'est de maintenir une ouverture suffisante pour continuer à entrapercevoir les infimes rayons du soleil à travers les branches, les feuilles innombrables.

Savoir reconnaître la souffrance qui risque de nous figer, en quelque sorte.

 

 

 

retroviseur

 

Un peu comme si, au volant d'une voiture, au lieu de regarder le rétroviseur pour agir (doubler, se garer), nous regardions le rétroviseur pour y revoir un paysage croisé des mois, des années auparavant, et que nous restions fixés sur ce paysage. Nous deviendrions alors imperméables à la vie alentour et serions davantage exposés aux accidents.

 

 

prier

 

L'écrivain Paul Claudel rappelle : "Dieu n'est pas venu supprimer la souffrance. Il n'est même pas venu l'expliquer. Il est venu la remplir de sa présence. Oui, il est venu l'assumer, la transcender, la glorifier. Et, par sa résurrection nous assurer que l'acceptation de la croix est le gage de notre délivrance".

La foi est une rencontre, une expérience.
Une personne pourrait vous parler de sa foi pendant quinze heures non-stop que vous ne croiriez pas pour autant.

Pour rencontrer Jésus ou Mahomet ou..., c'est comme dans notre vie de mortels, il faut un minimum d'état d'esprit d'accueil pour cette rencontre...


Quand un proche passe nous voir à l'improviste, selon notre état d'esprit du moment et notre emploi du temps, il sera plus ou moins bien accueilli !
Mais ce n'est pas le seul critère, loin s'en faut. Nous ne sommes pas tous construits pour avoir la foi.
Les régimes politiques sans liberté de culte sont une grave atteinte au fonctionnement de l'humain.

 

funambule

 

Avec ou sans Dieu, tels des funambules, ne laissons pas le balancier pencher trop fortement et trop longtemps du côté des ténèbres.
Nos amis, notre sensibilité, les enfants, le cycle du jour et des saisons sont autant d'occasions de laisser le balancier pencher du côté de la vie.

 

 

 

Dédié à mes fantômes