Dans la vidéo ci-dessous, on voit et on entend Monsieur le président Hollande dire "Je ne vous verrai plus" à la fille de M. Lazarevic, otage récemment libéré.
Commencez par visionner cette vidéo de 12 secondes et observez comme la fille de l'ex-otage est décontenancée par la phrase du président.

je ne vous verrai plus

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Quand on me demande d'expliquer ce que je propose dans le cadre de Sêmera, je réponds que les séances permettent d'apprendre à être davantage dans le présent et dans le réel.
Un des nombreux bénéfices des séances Sêmera est de réagir de manière adaptée aux situations de la vie.

Monsieur le président Hollande n'est ni dans le présent, ni dans le réel quand il s'adresse à la fille de l'ex-otage. Il ne réagit pas de manière adaptée à la situation.

Monsieur le président Hollande n'est pas dans le présent.
Le présent, c'est que la jeune femme est en joie, eu égard à la libération de M. Lazarevic, son père. Or la phrase "Je ne vous verrai plus" est au futur et fait référence au passé. Monsieur le président Hollande n'est pas dans la situation présente, il est déjà dans le manque de la relation qui s'est liée entre elle et lui, au fil de l'attente de la libération du père.

Monsieur le président Hollande n'est pas dans le réel.
Le réel, c'est qu'il est président de la république française. On l'observe et on l'écoute, il a la plus haute fonction de l'état. Dans cette fonction publique, il est tenu d'avoir des réactions adaptées. Le réel serait de dire, par exemple, que le peuple français est heureux de ce dénouement ou que les enfants de France peuvent s'imaginer quelle joie ce doit être de revoir son père après trois ans de captivité ou tout simplement "Je suis très heureux pour vous".
Or le président n'est pas conscient qu'il doit rester dans le réel de sa fonction publique. Son inconscient a pris le dessus et le ramène à la souffrance du manque à venir. Et même si la phrase "Je ne vous verrai plus" est juste une manière détournée de faire un compliment à la jeune femme, ce n'est ni le lieu ni le moment.

zazen

Le principe de la méditation, c'est de revenir à l'activité mentale nommée perception. C'est elle qui va nous fournir les éléments du présent et du réel qui vont nous permettre de prendre de bonnes petites décisions et de réagir de manière adaptée aux situations.
Cette activité mentale de perception est une capacité que nous avons tous. Mais dès nos plus jeunes années, on nous a habitué à ne pas y rester. "Qu'est-ce que tu regardes ? Tu n'as pas mieux à faire ?" "Cesse de rêvasser" "Tu comptes les mouches ?".
Peu d'entre nous ont appris à utiliser de manière prolongée les sens physiologiques. C'est mal vu de juste respirer, juste regarder. Il faut faire des choses qui servent et que cela se voit; il faut faire preuve d'efficacité et tout de suite.
Or, comment prendre les bonnes décisions si on ne prend pas de temps ? Comment prendre les bonnes décisions si on ne fait confiance qu'au mental et qu'on se coupe de son corps et de l'environnement ?

Il n'est jamais trop tard pour réapprendre. Nous avons su le faire. Quand nous étions tout bébé, notre entourage s'extasiait devant nous et nous ne recevions que félicitations quand nous étions uniquement dans le ressenti. Nos proches nous qualifiaient alors de "sage".