chemises

Je pends la lessive et en même temps, je réfléchis à tout ce que j'ai à faire dans la journée. J'alterne mise en place d'une chemise sur cintre et rédaction sur ma liste d'une nouvelle tâche à effectuer aujourd'hui.
La liste s'allonge, s'allonge.

TODOLIST

Rien de tout ce que j'écris ne m'enchante et j'entends les activités "satisfaction" que je dois mettre de côté me crier : "Et nous ? Si tu nous oublies trop longtemps tu seras assimilée à ces tâches inintéressantes que tu listes. Tu vas te perdre, nous sommes qui tu es vraiment. Ne plus prendre de temps pour nous, c'est courir le danger de ne plus exister à tes propres yeux et comme tu veux te montrer aux yeux des autres."
Je me sens oppressée, coincée entre mon devoir et une sorte de pulsion vitale.
Et soudain, je me dis : "Je n'ai pas besoin de vouloir être pour être.
Je suis, j'existe. Le reste est besoin de reconnaissance. Le reste est symptôme de manques". Oui.
Zazen permet de conscientiser cela : "Je suis vivant, tout va bien" et de calmer les jeux psychologiques de l'inconscient.

zazen

Peut-être que si je n'avais pas fait zazen avant de pendre la lessive et d'écrire cette liste, j'aurais râlé toute la journée car j'aurais eu l'impression que les tâches qui m'incombaient m'empêchaient de me réaliser.

Ce n'était que ça, un tour de plus de mon inconscient.
Mais si c'était davantage ? Si cette sensation d'oppression venait en plus d'une fatigue installée ? Du stress d'une situation qui se répète sans échéance ?
Là encore, notre inconscient risque de nous enfermer et nous empêcher de prendre une bonne petite décision : poser un jour de congé, aller voir le médecin, découvrir une expo, rendre visite à une amie,...

restrelax

Le corps, l'entourage, envoient probablement des signaux. Y prêtons-nous attention ? Ne sommes-nous pas enfermés dans une peur ?
Comment pourrait-on le savoir si on ne prend jamais un temps silencieux pour sa vie intérieure qui permet d'effectuer un pas de côté salvateur et voir la situation sous un autre angle ?

Dédié à C.L.